Pompe à chaleur : ce qui change en 2026 pour MaPrimeRénov' et les CEE
8 septembre 2026 · Équipe IDEE
Depuis le 1er septembre 2026, plusieurs règles ont changé pour les aides à la pompe à chaleur. Certaines resserrent les conditions, d''autres protègent mieux le consommateur. Voici ce qu''il faut retenir avant de lancer un projet.
Le parcours par geste recentré
Depuis le 1er septembre 2026, le parcours par geste de MaPrimeRénov'' ne finance plus qu''un nombre restreint d''opérations, essentiellement centrées sur la sortie des énergies fossiles : le remplacement d''un chauffage par une pompe à chaleur (air/eau ou géothermique/solarothermique), le raccordement à un réseau de chaleur, et la dépose d''une cuve à fioul.1 Les sources divergent sur le décompte exact — certaines distinguent PAC air/eau et PAC géothermique comme deux lignes séparées, d''autres les regroupent, et certaines mentionnent également l''audit énergétique parmi les opérations encore finançables — mais le principe est clair : la quasi-totalité des autres gestes (isolation seule, chaudières à granulés, etc.) sortent du dispositif par geste et ne restent accessibles, le cas échéant, que via le parcours accompagné (rénovation d''ampleur).1
Rénovation d''ampleur : fin du gaz conservé en maison individuelle
Autre changement notable au 1er septembre 2026 : dans le cadre d''une rénovation d''ampleur, l''aide MaPrimeRénov'' ne peut plus être attribuée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux, pour les maisons individuelles.2 Concrètement, un projet de rénovation globale financé par MaPrimeRénov'' doit désormais s''accompagner d''une sortie complète du gaz, et non plus seulement d''une amélioration partielle du système de chauffage.
CEE : un nouveau mode de calcul basé sur la performance réelle
Côté certificats d''économies d''énergie (CEE), un arrêté du 15 décembre 2025 a modifié la fiche BAR-TH-171 dédiée aux pompes à chaleur.3 Le calcul de la prime ne dépend plus de la distinction d''usage (chauffage seul, ou chauffage et eau chaude sanitaire), mais repose désormais principalement sur l''ETAS (efficacité saisonnière) de la pompe à chaleur installée — autrement dit sur sa performance réelle plutôt que sur son seul usage déclaré. Le coefficient correctif de surface est par ailleurs désormais plafonné.3
Deux autres évolutions accompagnent ce changement : les taux de contrôle sur site augmentent, et il n''est plus possible de cumuler la prime CEE d''une pompe à chaleur avec celle d''un autre dispositif solaire ou thermodynamique (comme un chauffe-eau solaire individuel) sur une même opération.3
Une avancée pour le consommateur : la note de dimensionnement avant travaux
Un changement va clairement dans le sens d''une meilleure protection du client : la note de dimensionnement — le document qui justifie le choix de puissance de la pompe à chaleur par rapport aux besoins réels du logement — doit désormais être remise avant le début des travaux, et non plus après.3 Cela permet de vérifier le dimensionnement proposé avant de s''engager, plutôt que de découvrir un éventuel surdimensionnement (ou sous-dimensionnement) une fois l''installation terminée. C''est un bon réflexe à exiger de tout installateur RGE, indépendamment de toute obligation légale.
Barème MaPrimeRénov'' pompe à chaleur 2026
| Type de PAC | Bleu (très modeste) | Jaune (modeste) | Violet (intermédiaire) |
|---|---|---|---|
| PAC air/eau | 5 000 € | 4 000 € | 3 000 € |
| PAC géothermique / solarothermique | 11 000 € | 9 000 € | 6 000 € |
Le plafond de dépense éligible pour une PAC air/eau reste fixé à 12 000 €.4 Ces montants sont à jour au 1er septembre 2026 ; ils restent soumis aux conditions de ressources du foyer et peuvent évoluer.
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Questions fréquentes
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